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Entre la photographie et la peinture il y a plus de différence dans les outils et les techniques que dans les lois esthétiques et les règles de composition.
Les grands principes qui régissent les arts plastiques sont faits aussi bien pour être respectés que pour être détournés. Etre créatif, c’est savoir faire preuve d’audace en toute connaissance de cause. |
Le cadrage
Un appareil photo classique permet deux types de cadrages : le cadrage horizontal et le cadrage vertical.
Le cadrage horizontal convient aux paysages, aux prises de vue de scènes d’ensemble ... : il correspond au format " paysage " que l’on trouve dans les choix d’impression. Le cadrage vertical, qui correspond au format " portrait " est souvent plus adapté aux plans rapprochés. Il peut suggérer une impression de dynamisme.
Cadrage horizontal
L’oeil aura davantage tendance à parcourir une photo horizontale, alors qu’il se concentrera sur la partie centrale d’une photo prise verticalement.
Cadrage vertical
Choisir un type de cadrage n’est pas anodin. Avec un appareil numérique, il vous est loisible de multiplier les essais. Vous verrez que le choix du cadrage a un impact évident sur l'originalité de la photo.
La forme du sujet ou le type de sujet vont déterminer le choix d’un cadrage horizontal ou vertical.
Le point de vue
Parler d’égal à égal, regarder quelqu’un de haut, " s’écraser " devant quelqu’un ou garder ses distances avec telle personne sont des expressions imagées simples à comprendre. Or, ces expressions trouvent leur équivalent dans la manière dont on photographie une personne.
Hauteur d’oeil
La façon dont on va photographier une personne doit être porteuse de sens. La position normale d’une prise de vue d’un individu, c’est d’être à la même hauteur que lui. Trop souvent ceci est oublié, notamment lorsqu’il s’agit d’enfants ou d’animaux.
Plongée et contre-plongée
Lorsque le sujet se situe plus bas que l’appareil photo, on aura une prise de vue en plongée. On risque d’avoir une impression d’écrasement. Lorsque l’angle de prise de vue est incliné vers le haut, on parlera de contre-plongée. Le sujet photographié dégage alors une impression de domination.
Dans les deux cas, il convient de faire des plans serrés.
La taille des plans
Du plan général au très gros plan, le taille des plans se réfère au découpage de la silhouette humaine.
Plan général (PG) : le sujet est pris avec beaucoup de recul : on insister sur l’étendue du paysage.
Plan d'ensemble (PE) : le sujet se situe dans son environnement : il est identifiable.
Plan moyen (PM) : le sujet est pris en pied. L’importance du décor a diminué.
Plan américain (PA) : le sujet est coupé à mi-cuisse. L’arrière-plan est secondaire. On pourra réduire la profondeur de champ.
Plan rapproché (PR) : on photographie le sujet jusqu’à une zone située entre la taille et la poitrine.
Gros plan (GP) : On cadre une partie importante du sujet, en l’occurrence le visage, pour la mettre en valeur. Attention à l’éclairage et aux défauts.
Très gros plan (TGP) : on isole une partie du sujet ou un détail pour pour le mettre en valeur.
Les plans larges ont une valeur descriptive et les très gros plans une valeur "psychologique".
Composition : la règle des tiers
L'image peut se découper selon quatre lignes situées environ au tiers de l'image dites lignes de force ; les intersections de ces lignes, dénommées les points de force, sont utilisées pour positionner les zones clefs de l'image.
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La proportion idéale en photographie, comme en peinture d'ailleurs, est donc de 1 tiers pour 2 tiers.
Si on cadre le sujet au centre de l’image, la photo risque d’être plate, trop symétrique et sans dynamisme. C’est pourquoi on placera le sujet de préférence au tiers du viseur.
Notamment, dans le cadre d’un portrait, les yeux devront se trouver sur un point de force. |
Couper l’espace en deux n’est pas toujours une malaresse : on peut, par exemple, chercher à souligner une symétrie.
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Perception d’une image par l’oeil
| Notre mode de perception est déterminé par notre culture. Ainsi un Anglais ne lira pas une photo de la même façon qu’un Chinois. Lorsque nous regardons une photo, nos yeux s’appuient sur points de force évoqués plus haut. Le regard est aussi attiré par diverses caractéristiques de l’image comme les grandes masses, les couleurs dominantes, les zones complexes ... Mais de tous les éléments, c’est le visage qui attire le plus l’attention. |
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| Comme nous les disions, le balayage de l’œil est dépendant de nos acquis culturels : il aura donc tendance à parcourir une image de gauche à droite et de haut en bas. Notre oeil décrypte l’image selon une diagonale en Z. |
Les lignes directrices
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Conscients de la manière dont le regard parcourt une image, il est possible précisément d’orienter le regard vers un ou plusieurs points d’une image en jouant sur les lignes directrices. On peut imposer au regard un sens de lecture. On définit les lignes directrices par l’orientation des différents éléments qui composent l’image, comme le sens et l’angle du regard d’une personne ou la manière dont est posé d’un objet. Le premier intérêt des lignes directrices est d’orienter le regard vers l’élément important de l’image. |
Le premier intérêt des lignes directrices est d’orienter nos yeux vers l’élément important de l’image.
Il est donc impératif de ne jamais orienter le regard vers un endroit où il ne se passe rien ou vers la bordure d’une photo. Leur second intérêt c’est d’imprimer un rythme à l’image.
On obtiendra un rythme statique privilégiant des lignes directrices horizontales ou verticales. On obtiendra un rythme plus dynamique en faisant dominer les lignes obliques. |
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Point à souligner : parce que les objets qui composent l’image génèrent des lignes directrices, il est important de bien les placer et de bien les orienter dans la composition d’ l’image. Par exemple, un regard sera dont le visage est placé sur un point de force sera orienté vers l’intérieur d’une photo et non pas vers l’extérieur. Et on veillera à placer ce même visage vers le haut de l’image sauf s’il regarde vers le haut.
Les équilibres
L’harmonie d’une image dépend aussi des masses qui la composent. Il est important de prendre en compte plusieurs points : leur taille, leur positionnement sur l’image, leur répartition et leur distance les unes par rapport aux autres. Afin de donner un socle à l’image, penser à placer la masse la plus importance dans la partie inférieure de l’image.
Il faut aussi équilibrer les espaces pleins et les espaces vides. Et surtout ne pas surcharger une image. |
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L’équilibre des tons et des couleurs repose sur une appréciation visuelle : il faut, par exemple qu’une petite masse ait autant d’impact qu’une masse plus plus grande. Comme, par exemple, une surface jaune a plus d’impact visuel qu’une surface bleue, pour les équilibrer, on veillera à ce qu’il y ait moins de jaune, qui est une couleur dominante, que de bleu sur l’image. |
| Par ailleurs il existe des accords dans la palette des couleurs qui déterminent la manière dont les couleurs sont plus ou moins harmonieuses entre elles. Pour réussir de belles compositions, on ne peut pas mettre ensemble n’importe quelles teintes. |
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Une bonne photo, c'est une pièce de théâtre
Une astuce pour se représenter ce que peut être, idéalement, une bonne photo.
La qualité technique résultant des compétences du savoir correspond en quelque sorte le décor d’une film ou d’une pièce de théâtre. Ce que raconte la photo, c’est le scénario. Enfin, l’émotion ou les sentiments que dégage une photo sont à mettre en parallèle avec le jeu des acteurs. Quant au photographe, c’est un peu le metteur en scène ou le réalisateur de la photo.
Une photo, idéalement, raconte une histoire.
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